Quelques notions et généralités avant de passer aux choses sérieuses (écrit par F.Zenouda, ostéopathe D.O)

mal de dos, ostéopathie

Petite précision indispensable ; La manipulation a toujours existé, dès lors que l’homme a poser ses mains dans l’intention louable de soigner son prochain, il pratiquait la manipulation, doux ou plus invasif, le soin par les mains pré existe à la médecine allopathique et pharmaceutique.

Point de jugement péjoratif sur l’ostéopathe qui manipule, il ne fait que pérenniser une façon ancestrale de soigner.

Certes, mais quid de cette crainte dans la mémoire collective des patients de la « manipulation », pour répondre un petit retour sur le parcours historique de cette belle science.

Un peu d’histoire de L’ostéopathie

1870 un médecin pasteur du Missouri ne peut concevoir que le créateur ait pu séparer le bien du mal dans notre corps, persuader que le remède cohabite avec la maladie et qu’il suffit ( bien large mot) de chercher au fond de l’être humain anatomique les clefs de la guérison.

Au cours des années 1870, il réalise ses premières expérimentations d’une autre médecine qui deviendra l’ostéopathie.

Voici comment il raconte avoir guéri un enfant atteint de dysenterie :

« Je pris le petit enfant malade, […] je plaçai la main sur la région lombaire du petit bonhomme que je portais, et la trouvai très chaude, même brûlante, alors que l’abdomen était froid. […] Je trouvai étrange que le dos fût si chaud et le ventre si froid ; le cou et l’arrière de la tête étaient également très chauds et la face, le nez et tout l’avant de la tête froids Je commençai à travailler à la base du cerveau en pensant qu’avec des pressions et des frictions, je pourrais pousser un peu du chaud dans les zones froides. En faisant cela, je trouvai des zones rigides et des zones flasques dans les muscles et les ligaments tout le long de la colonne vertébrale, alors que la région lombaire était dans une condition très congestive. Je travaillai pendant plusieurs minutes avec cette philosophie, et dis ensuite à la maman de revenir le lendemain ; si je pouvais faire quoi que ce soit de plus pour son garçon, je le ferais volontiers. Elle revint le lendemain matin m’annonçant que l’enfant allait bien. »

Son approche se fonde sur le reboutement dans lequel il deviendra expert. Mais il ne se contente pas d’une recherche purement anatomique, physiologique ou mécanique. Il explore tous les domaines que l’effervescence dans la recherche de l’époque lui permet d’aborder, notamment, le mesmérisme, la phrénologie et même le spiritualisme.

Le 22 juin 1874 à 10 heures, Still dit avoir soudainement pris conscience qu’il est en train de développer une nouvelle approche médicale qui deviendra l’ostéopathie : « Ma science ou ma découverte naquit au Kansas à l’issue de multiples essais, réalisés à la frontière, alors que je combattais les idées pro-esclavagistes, les serpents et les blaireaux puis, plus tard, tout au long de la guerre de Sécession et jusqu’au 22 juin 1874. Comme l’éclat d’un soleil, une vérité frappa mon esprit: par l’étude, la recherche et l’observation, j’approchai graduellement une science qui serait un grand bienfait pour le monde. »

En 1897 arrive à Kirksville un écossais d’une trentaine d’année qui souffre de problèmes chroniques de nuque et de gorge et vient expérimenter les « thérapeutiques miracles » du Dr Still. John Martin Littlejohn est un lettré, passionné d’étude. Il est professeur en arts de langues classiques. Il a étudié la théologie et le droit à l’université de Glasgow et s’est intéressé à la médecine, étudiant les bases de l’anatomie et de la physiologie. Il sera le « continuateur ».

Il écrira plus tard : « Enthousiasmé par l’étude de l’anatomie et de la physiologie, et moi-même malade et exilé de mon pays natal par le corps médical sur la terre de la maladie, j’étais fasciné par les idées de Still et prêt à accepter la philosophie de son système qui basait le traitement de la maladie sur le corps humain et l’ajustement de la structure pour normaliser la production, la distribution et l’application de ces remèdes en vue de la guérison. »

À l’automne 1898, William Sutherland un jeune journaliste originaire du Minnesota, arrive au collège de Kirksville pour y commencer sa formation d’ostéopathe. Contrairement à Still ou Littlejohn, il ne se destinait ni à la médecine, ni à l’ostéopathie. Sutherland raconte comment, au cours de ses études, une idée le traverse, alors qu’il contemple un spécimen de crâne semi-désarticulé : « Alors que je restais à contempler, tout en pensant, inspiré par la philosophie du Dr. Still, mon attention fut attirée par les biseaux des surfaces articulaires de l’os sphénoïde. J’eus soudain cette pensée, – comme une pensée guide –, ‘biseautées, comme les ouïes du poisson, indiquant une mobilité pour un mécanisme respiratoire’. » Il n’est pas encore diplômé et l’idée que les os d’un crâne puissent présenter une quelconque mobilité lui semble tellement loufoque qu’il l’appelle l’idée folle et fait tout pour la chasser de sa pensée.

Sans plus de détails rébarbatifs, l’ostéopathie gagne l’Europe via la France et l’Angleterre pour y acquérir ses lettres de noblesses grâce aux talents de nos enseignants, pour la plupart à l’origine masseur-kinésithérapeutes, et à la bonne réputation de cette approche naturelle qui donne de bons résultats là où la médecine allopathique bloque un peu.

Mais c’est quoi l’ostéopathie?

Si beaucoup de personnes pensent que l’ostéopathie ne se contente que de reboutements vertébraux bruyants et douloureux voire dangereux, ce serait méconnaître le champ de compétence de l’ostéopathie.

Structurel, viscéral et crânien en sont les trois piliers, une gamme thérapeutique très large pour répondre à une demande de soins tout aussi large avec comme dénominateur commun la prise en charge de la souffrance et la douleur de nos patients. Vous l’aurez compris, vous pouvez vous adresser à un ostéopathe aussi bien pour une migraine, un problème digestif, une entorse, un désordre hormonal, ou plus prosaïquement un simple lumbago ou le terrible torticolis qui mettra en péril votre rentabilité dans votre entreprise.

Pour ce qui nous concerne, nous nous ferons un plaisir d’explorer les possibilités thérapeutiques sur le femme, la future mère sans oublier le nourrisson et le petit enfant.

Quel programme!!

De l’urgent au chronique, votre partenaire santé peut vous accompagner, vous conseiller, vous traiter et même se révèle compétent dans la prévention de certains maux de notre société ingrate et intransigeante.

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3 Responses to Quelques notions et généralités avant de passer aux choses sérieuses (écrit par F.Zenouda, ostéopathe D.O)

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    • Julia says:

      Grand mère, utilisant le coussin de lecture des Babilleuses avec bonheur, recourant aux soins de l’ ostéopathe, je suis très contente qu’un professionnel de la santé aussi pointu travaille avec cette entreprise. Ce coussin soulage complètement mes épaules et mes cervicales, grâce à lui je trouve une position antalgique et peut dévorer des ouvrages, quel que soit leur poids. Avant de vous connaître j’avais renoncé à ce plaisir.

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